La droite en campagne fait la promotion de l’apprentissage

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Jean-François Legrand et Philippe Augier, candidats de l’UMP et du Nouveau Centre, « multiplient les déplacements », nous annonce Ouest France mercredi 20 jeudi. Mardi, ils rencontraient les « forces vives » de la région, c’est-à-dire… un patron de PME et un artisan ! Les candidats de la droite en ont profité pour chanter les louanges de l’apprentissage et de l’alternance, comme le leur a demandé leur directeur de campagne, Nicolas Sarkozy.
La liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste défend pour sa part le service public d’éducation. Celui-ci doit offrir un enseignement général comme un enseignement professionnel. Il doit être le garant de l’accès égal à la culture et à la formation professionnelle pour tous les jeunes, où qu’ils habitent, quelque soit leur origine sociale. La formation étant une compétence essentielle des régions, les candidats de la liste soutenue par le NPA et le PG proposent de réserver les fonds publics au financement des lycées publics et à l’aide aux jeunes et de créer un service public de la formation professionnelle, pour les jeunes comme pour les adultes (formation continue), échappant à la logique du marché, dégagé des intérêts patronaux et des « marchands de savoir », non soumis aux exigences des employeurs. Le NPA et le PG s’opposent au démantèlement de l’Education nationale, réclament l’arrêt des suppressions de postes d’enseignants et de personnels non-enseignants, et le rétablissement des postes supprimés.
Les élu-e-s unitaires, anticapitalistes, antilibéraux et écologistes agiront pour accroître l’offre de formation professionnelle dans les lycées, comme alternative à l’apprentissage. Ils s’opposeront aussi au désengagement de l’Etat dans l’enseignement supérieur. Ils refuseront tout transfert de compétences de l’Etat vers les régions concernant l’enseignement supérieur, et s’opposeront à la concurrence que se livrent entre elles les régions en cherchant à créer des pôles universitaires « d’excellence » réservés à des élites.
Le NPA et le PG regrettent que Laurent Beauvais et sa majorité PS, PCF, Verts, MRC suivent la droite dans la valorisation de l’apprentissage au détriment de l’Education nationale. C’est d’ailleurs en présence de Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat et des petites entreprises, que Laurent Beauvais et Yannick Soubien (Les Verts) se sont félicités des mesures prises par la région pour « la relance de l’apprentissage dans cette période de crise » (communiqué de la région du 5 novembre 2009). Comme les 22 millions d’euros d’argent public versés aux employeurs d’apprentis au titre « d’indemnités » ? Des employeurs qui profitent pourtant déjà d’une main d’œuvre corvéable à merci et sous-payée... L'aide du conseil régional aux jeunes et à leur famille (tenue professionnelle, équipements de protection, transport, hébergement, etc...) n'atteint, elle, même pas 4 millions d'euros pas an ! Cette politique d’aide au patronat, grand ou petit, doit cesser.
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T
<br /> 20% des élèves en apprentissage quittent la formation au bout de la première année. C'est plus de deux fois plus que la moyenne en Bep(formation initiale). De plus, même si le jeune quitte<br /> l'entreprise, le patron continue à percevoir une prime. Dans une région où les salaires sont bas, il faudrait se poser la question suivante : est-ce que les apprentis ne participent pas au dumping<br /> social ? De plus, contrairement à ce que disait Augier (liste ump, co-listier de legrand ;interview sur la chaine TNT normandie TV), les apprentis ne sont pas embauché à la fin de leur<br /> formation.<br /> La droite choisit un thème éculé pour sa campagne. Le conseil régional donne déjà beaucoup à l'apprentissage, certes. Il faut remarquer aussi que cela arrange le Rectorat et l'Etat, qui ne paye pas<br /> ces heures d'apprentissage. C'est la collectivité territoriale. Or, en Basse Normandie, les patrons cotisent très peu pour ce fonds de formation. De plus, la taxe professionnelle va disparaître.<br /> Qui va financer la formation ? Avec quel fonds ?<br /> <br /> Pour finir, l'apprentissage est un mode comme un autre de formation. Ne laissons ni la droite ni le PS et leurs alliés nous raconter des berceuses. La solution réside dans la responsabilisation des<br /> patrons, qui doivent payer plus et dans le respect du lycée professionnel et des ses filières.<br /> <br /> <br />
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