Le vote en mars 2010 : une occasion de censurer la droite

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http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/depeches/adc2739.jpgAvez-vous écouté Sarkozy le 25 janvier, sur TF1 ? Le mauvais prestidigitateur de l’Élysée nous a donné encore plus de bonnes raisons pour faire front contre la droite. Démagogue, paternaliste, content de lui-même, égal à lui-même pourrait-on résumer. Aux vraies difficultés des personnes qui l’interrogent, Sarkozy répond à côté en faisant la pub de sa politique. Une politique qui accroît les difficultés sociales, et plonge une partie croissante de la population dans la pauvreté.

Les salaires sont trop bas, les plus de 55 ans sont des laissés-pour-compte sur le marché du travail ? Sarkozy répond qu’il faut ouvrir les magasins le dimanche, car « il faut travailler plus ». Surréaliste dans un pays qui compte 4 millions de chômeurs réels, dont 1 million pourrait voir leurs droits s’épuiser en 2010 ! Interrogé sur ces chômeurs promis à la misère, la réponse de Sarkozy est cinglante : « la France n’a pas besoin d’assistanat ». Sauf, bien sûr, les patrons, notamment ceux de l’industrie automobile. « Convenez que le plan de soutien à l’automobile a protégé l’emploi », implore le président. Faux, répond un ouvrier syndicaliste du secteur ! Les restructurations et les délocalisations continuent. Interrogé sur les revenus des actionnaires, Sarkozy se fait le défenseur des PDG au travers d'une pirouette : « je préfère un bon patron bien payé, qu’un mauvais patron mal payé». En bon démagogue, il pointe du doigt les « salaires mirobolants de certains footballeurs ou de certains sportifs», mais il justifie les 1,6 millions d’euros annuels à EDF d’Henri Proglio.

À l’infirmière dans un service d’urgence à Argenteuil qui dénonce la « dégradation des conditions de travail », Sarkozy propose de partir en retraite cinq ans plus tard, à l’enseignant qui évoque le manque de moyens accordés à l’école, Sarkozy se fait provoquant : « il faut moins de fonctionnaires, mieux payés, moins précarisés ». Les fonctionnaires savent, eux, que grâce à Sarkozy, ils sont moins nombreux, moins payés et plus précaires. Le gouvernement prépare d’ailleurs les décrets pour permettre la « mise en disponibilité sans salaire » d’un fonctionnaire. Sarkozy confirme aussi que son gouvernement prépare de nouvelles attaques contre les retraites : « la perspective d’un allongement des durées de cotisation est une perspective sur laquelle nous travaillons ».

Bref, avec cette droite, nous n’aurons pas un instant de répit. L’empêcher de continuer à nuire est une urgence.

Les élections de mars 2010 sont une occasion de la censurer dans les urnes. Certes, cela ne suffira pas, car il faudra des mobilisations sociales importantes pour stopper son offensive tous azimuts contre le monde du travail. Mais l’occasion ne doit pas être ratée.

En Basse-Normandie, censurer clairement la droite, c’est voter pour la liste soutenue par le NPA et le PG. Seule cette liste ancrée à gauche refuse toutes les dérives centristes et les compromissions avec le pouvoir dans la gestion de le région. Ce vote doit être celui de la résistance au rouleau compresseur des politiques actuelles.
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