Presse de la Manche : liste unitaire Anticapitaliste, Antilibérale et Ecologiste

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MenardN1) Les Bas-Normands sont souvent mécontents des liaisons ferroviaires dans la région. Si vous êtes élus, qu'envisageriez-vous de faire ?
   
Face à l'urgence sociale et climatique, la 1ère mesure serait d'accorder la gratuité des transports régionaux, une mesure autrement plus efficace pour diminuer la pollution que cette injuste taxe carbone .
Plutôt que d'investir 7 à 9 milliards d'euros dans un projet de Ligne à Grande Vitesse, grosse consommatrice d'énergie, qui entraînera une moins bonne desserte des gares intermédiaires, l'argent serait utilisé à la rénovation des lignes (Paris-Granville, Caen-Tours etc...), l'amélioration du confort des voyageurs, l'électrification de la ligne Caen-Rennes et la mise en service d'autres liaisons de ville à ville par le rail.
Nous dénonçons la politique du gouvernement UMP de désengagement de l'Etat qui se décharge de plus en plus sur la Région.
Nous développerions le transport ferroviaire de frêt afin de limiter les déplacements inutiles et polluants des camions sur les routes.
Les trains de voyageurs et de marchandises ne doivent pas être confiés au privé, ce serait faire courir des risques en matière de sécurité, comme l'a si bien montré le fiasco de la privatisation des chemins de fer anglais.
Nous soutiendrions les collectivités qui s'engagent dans le développement des réseaux de transport urbains gratuits, pour lutter contre la pollution automobile, désengorger les villes et alléger le budget « transports » de tous, et notamment des chômeurs, précaires et jeunes.
Pour moins de pollution et moins d'inégalité, des transports publics de proximité, gratuits et de qualité !
 
 
2) L'enseignement est l'un des budgets les plus lourds de la région. Quelles seront vos priorités en la matière ?

Conséquence des réformes mises en place depuis plusieurs années, la casse du service public s'accélère. La droite a prévu de supprimer encore 16 000 postes dans l'éducation à la rentrée, détruisant, réforme après réforme, le service public pour mieux l'asservir aux intérêts privés du marché.
Les inégalités de financement des lycées sont accentuées par la décentralisation. Cette régionalisation du service public d'éducation vient remettre en question son caractère national et donc l'égalité d'accès, pour tous les lycées, à une formation et un Bac de qualité.
Ces politiques ultralibérales menées par la droite sont accompagnées par le conseil régional dirigé par la majorité PS-PC-Verts.
Sous couvert d'égalité pour tous les lycéens, des millions d'euros sont accordés à l'enseignement privé. Nous affirmons l'inverse: l'école doit rester nationale et son financement réservé à l'école publique.
Nous prendrons davantage en compte l'avis des organisations syndicales et des usagers, pour rendre la carte des formations la plus riche et la plus diversifiée, et nous veillerons à ce que les ouvertures de nouvelles sections se fassent au sein des établissements publics. Les écoles de la 2ème chance seront confiées au public.
Nous soutiendrons les luttes pour la défense de l'enseignement public contre les fermetures de postes, pour l'abrogation de toutes les lois récationnaires (LRU, réforme lycées, Bac pro en 3 ans, réforme des programmes en primaire, réforme contre les statuts des fonctionnaires...).


3) Le port de commerce de Cherbourg a connu une année 2009 très difficile. Comment envisagez-vous l'avenir ? Cet avenir passe-t-il obligatoirement par le charbon ?

A en croire nos élus le développement du port de Cherbourg passerait nécessairement par le charbon. La société Louis Dreyfus Armement qui gère déjà 50% du port de Cherbourg, veut donc faire main mise sur l'activité. Car comment concilier cette activité polluante avec le transport de passagers, et notamment l'arrivée de paquebots ? Les nuisances générées risquent aussi d'amener des entreprises périphériques à se délocaliser, comme l'ont déjà pressentis les CMN ou encore l'entreprise SAS-GMG et son élevage de saumon. Donc au lieu de créer de l'emploi sur le port, le terminal risque d'en détruire autour de lui.
Le port de Cherbourg ne doit pas être condamné à devenir un dépotoir pour le charbon ou le nucléaire, d'autres activités doivent y être développées. Par exemple, le port possède un savoir faire dans la manutention de colis  encombrants. Le transport par voie d'eau peut et doit être développé. Pour cela il faut sortir de la logique du tout routier qui est au au cœur de l’organisation de l’économie capitaliste.
En ce qui concerne la pêche, aujourd'hui priorité est donnée à la pêche industrielle et la concurrence à laquelle sont confrontés les pêcheurs les conduit à une forme de productivisme qui ravage et gaspille. Si l’on souhaite mettre en œuvre un système qui ne menace ni les emplois ni les ressources, il faut inventer d’autres types de financement et de rémunération, afin d’empêcher les gros navires racleurs de fond de détruire la biodiversité marine, pour garantir un revenu décent aux pêcheurs.


4) Les agriculteurs souffrent. Que pouvez-vous faire ? Plus globalement, quelle serait votre politique en matière de soutien au monde rural ?


Les paysans veulent vivre pas survivre, et la population veut manger pas « bouffer »!
La PAC au service des agromanagers et des industriels a concentré les productions, pollué l'eau, accentué la dépendance aux énergies fossiles. Cette agriculture capitaliste et productiviste étrangle les petits paysans et désertifie nos campagnes.
Ce sont les régions qui redistribuent une partie des aides (BIO, MAE). Nous les affecterions aux petits agriculteurs afin qu'ils vivent de leur travail.
Nous donnerions priorité à l'agriculture paysanne de proximité, respectant l'environnement et la qualité des produits. L'encouragement à l'installation de jeunes agriculteurs, par des aides financières, doit permettre de rapprocher les lieux de production et de consommation, raccourcir les circuits de distribution, pour limiter transports et consommation d'énergie, ainsi retrouver la liberté d'utiliser des semences adaptées aux terroirs afin de limiter l'usage de pesticides.
Nous aiderions à la mise à disposition de terres et ferions tout pour lutter contre la spéculation.
Nous interdirions les cultures d'OGM en plein champ, nous soutiendrions les filières de fourniture bio et locale pour la restauration collective, dans les lycées.
Revitaliser les territoires ruraux passe aussi par l'opposition radicale à la casse du service public organisée par la droite. Nous apporterions notre aide pour maintenir les bureaux de poste, les classes; les structures hospitalières de proximité...

5) L'une des missions de la Région est d'accompagner le développement économique, l'innovation. Est-ce que cela passe nécessairement par des aides directes aux entreprises ? Faut-il assortir ces aides à des engagements en terme d'emplois ?

Depuis des années, les politiques de subventions, d'aides aux entreprises et aux groupes multinationaux sont menées au nom de l'emploi. Tous les élus régionaux, élus Bas Normands compris (PS, PCF, Verts (Europe Ecologie), MRC ) se sont lancés dans une concurrence sans freins, alignant les gros chèques pour inciter les entreprises à s'installer sur le territoire. On peut citer en exemple Philips qui a bénéficié, de 3,4 millions d'euros de subventions il y a quelques années pour le développement de son établissement de Caen, rebaptisé NXP, établissement qui a connu depuis plus de 300 licenciements, ou dans la Manche, SOCOVAL qui menace de laisser 27 salariées sur le carreau et l'entreprise CHEREAU avec ses 114 licenciements.
Ces politiques ont fait la preuve de leur échec, et pourtant toutes les subventions au patronat sont votées par la droite et la gauche réunies. Nos élus s'opposeront à la poursuite de ces aides aux entreprises privées, et engageront tous les moyens possibles pour récupérer l'argent public versé aux entreprises qui licencient.
L'argent public doit être mobilisé pour développer des programmes en faveur du bien-être de la population (transports, éducation, culture, logement,…) source d'emplois durables, et pour aider à l’économie solidaire et l'agriculture paysanne respectueuse de l’environnement. Nos élus soutiendront les coopératives ouvrières de production (SCOP) et la reprise des entreprises par les salarié-e-s. Enfin le secteur associatif doit être soutenu.

6) Est-ce que, selon vous, ces élections régionales doivent être les dernières avant la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie ?
 
Non, la fusion des deux régions n'est pas un impératif comme voudraient le faire croire la droite et la majorité de gauche sortante. Mais de quelle fusion parle-t-on ? Les vraies questions sont : quelle politique mener dans le cadre régional, où investir les fonds publics ? Le projet régional du NPA et du PG s'oppose point par point au projet de fusion des deux régions porté ensemble par la droite et la majorité de gauche sortante.
La liste unitaire du NPA et du PG se prononce pour des politiques sociales et environnementales en faveur de la grande majorité de la population, pour réserver les fonds publics aux services publics. Cela signifie : pas de LGV Paris-Normandie soi-disant rapprochant les deux régions, mais des transports collectifs de proximité, gratuits, à commencer par les chômeurs et les précaires ; pas de subventions au patronat, mais le soutien aux reprises d’entreprises par les salariés en lutte contre les licenciements ; pas de « pôle universitaire d’excellence » pour une minorité, mais le développement de chacune des universités (Rouen, Le Havre, Caen, y compris avec le maintien de l'offre de formation supérieure à Lisieux, Cherbourg, Alençon).
Ce projet du NPA et du PG peut se passer de « réunification ».
Le projet de « réunification » commun à la droite et à la majorité de gauche sortante tourne le dos aux besoins sociaux et environnements. Il aggraverait le fossé entre les institutions et les citoyens, générerait des centaines de suppressions de postes dans les services publics territoriaux.


7) Sur le plan touristique, la Basse-Normandie est-elle suffisamment dynamique ? Quels sont vos projets ?

Notre région est victime de l’aménagement capitaliste du territoire qui consiste à privatiser une partie de l’espace naturel et public. Ainsi, les aménagements à l’œuvre sur le littoral depuis plus de trente ans ont largement contribué à l’augmentation du coût des loyers et du foncier bâti ou non bâti.
Le développement touristique s’est surtout porté sur le littoral et ses abords. L’intérieur des terres a été oublié, accentuant ainsi les déséquilibres. Les fonds structurels européens transformés en aides de la Région ont eu pour effet d’accélérer cette spécialisation des territoires ainsi que la non-mixité sociale au cœur de ceux-ci.
La vraie question n’est pas celle du dynamisme du tourisme mais des moyens à mettre en œuvre pour une réappropriation de l’espace naturel et public dans le respect des équilibres écologiques, en stimulant la mixité sociale, et en évitant la précarisation des salariés du secteur touristique.
Notre liste  propose que soient prioritairement aidées les associations d'Éducation Populaire et qu'une coopération entre les régions soit développée pour  la venue d'enfants défavorisés dans notre région ou encore pour l'accueil de classes de découverte. 
En développant une culture et des loisirs accessibles à tous, cela bénéficie au développement touristique et aux populations locales.  Nos élus prendront toutes les mesures qui permettront de développer dans notre Région des actions culturelles de qualité et de proximité (musique, danse, théâtre, cinéma, art plastique, …).


8) Le développement de la formation, de l'apprentissage, est une mission essentielle de la région. Qu'envisagez-vous en la matière ?
 
Les élu-e-s NPA-PG agiront pour la création d'un grand service public régional de la formation professionnelle. Ce service public répondra aux besoins de formation des personnes, et ne sera pas soumis aux exigences immédiates des employeurs. Ce service public veillera à dispenser des formations qualifiantes, et s'attaquera aux inégalités hommes femmes souvent reproduites dans le système éducatif et de formation professionnelle. L'offre de formation sera augmentée sur tout le territoire et les aides aux personnes en formation accrues (logement, transports).
Les élu-e-s NPA-PG proposeront de stopper la priorité donnée à l'apprentissage, mode de formation sous le contrôle des employeurs. Contrairement aux idées reçues véhiculées par le patronat et par la droite, l’apprentissage ne garantit en rien l'accès des jeunes au monde du travail, encore moins un accès durable. Seule une formation de qualité représente une aide réelle pour trouver un emploi stable et correctement rémunéré. Les « formations-maisons » patronales fragilisent les jeunes sur le marché du travail.
Avec l'apprentissage, le patronat profite d'une main d'œuvre sous-payée et empoche des aides substancielles (22 millions d 'euros « d'indemnités », contre 4 millions seulement d'aide de la Région aux jeunes et à leur famille : tenue professionnelle, équipement de protection, hébergement...). Ces fonds publics distribués aux employeurs doivent revenir au service public de la formation professionnelle, aux jeunes et à leur famille.
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Publié dans Articles de presse

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H
<br /> Parfais,tout simplement.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> parfais,tout simplement..<br /> <br /> <br />
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