La Russie n'est pas une poubelle

Publié le

RussieNoPoubelle.jpgDimanche 24 novembre au soir, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sur les rails de Cherbourg pour apporter leur soutien aux militants de Greenpeace enchaînés au rail et dénoncer l’arrivée d’un train convoyant de l’uranium à destination de la Russie.
Des militants de Greenpeace, du CRILAN, du NPA (dont Nathalie MENARD tête de liste de la Manche pour « la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » de Basse-Normandie), d’Europe Écologie, et des Robin des bois se sont regroupés autour de quatre militants de Greenpeace enchaînés sur les rails dimanche soir. Cette action avait pour but de dénoncer le premier convoi pour l’année 2010, de 480 tonnes d'uranium appauvri et 170 tonnes d'uranium naturel, destinées à être acheminées vers la Russie.
Areva continue dans ses mensonges en affirmant que les matières convoyées ne relèvent pas de la catégorie des "déchets nucléaires" et en faisant croire que  "l'uranium est envoyé dans des centres spécialisés de retraitement en Russie pour être enrichi par centrifugation avant réexpédition en France". Les fûts exportés sont loin d’être tous recyclés, et la plupart sont abandonnés en Russie.
Mission réussie pour les militants de Greenpeace :  par 3 fois, ils ont bloqué le train. En effet, si les quatre militants de dimanche soir ont été délogés dans la nuit, deux autres se sont de nouveau enchaînés dès lundi à l’aube. Ils sont parvenus à stopper le convoi du côté de Valognes.
Trois heures plus tard, c’est au tour d’un camion de prendre place en travers des rails à Cherbourg : deuxième arrêt du train.
Et enfin troisième halte pour que les gendarmes délogent une militante qui avait grimpé à bord du train et s'était enchaînée entre deux conteneurs.
Les candidats de la liste « unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » soutenue par le NPA et le Parti de Gauche, dénoncent ces convois d’uranium vers la Russie. Ils se prononcent pour l’arrêt de l’EPR et de sa ligne THT, et pour la sortie du nucléaire avec reclassement des emplois.

Commenter cet article