Faut-il interdire l'accès aux vélos sur la passerelle du Mont Saint Michel ?
Réponse à l'association Vélocité d'Avranches, sur notre position quant à la décision d'interdire l'accès aux vélos sur la passerelle du Mont Saint MichelUne des mesures phare de notre programme lors de ces élections régionales est la gratuité des transports publics : bus, TER, taxi pour les personnes a mobilité réduite, vélos publics (type V'eol)... Cette mesure, à la fois sociale et écologique, est une des solutions que nous apportons aux problèmes de pollution et de changement climatique.
Les alternatives au "tout bagnole" doivent etre encouragées et le vélo en fait partie. Nos élu-e-s soutiendront les projets d'amenagement d'abord pensés pour les usagers les plus vulnérables : les personnes ayant un handicap physique ou sensoriel, les piétons, puis les cyclistes, et enfin les transports en commun et les automobilistes.
Comme vous l'indiquez justement dans votre courrier, la reglementation impose aux Directions Départementales de l'Environnement de réaliser des pistes ou bandes cyclables lors des créations ou rénovations de voiries (article L228-2 du Code de l'Environnement en agglomération, et par une directive ministérielle de 2001 hors agglomération).
La décision du syndicat mixte d'interdire l'accès aux vélos sur le pont-passerelle est par conséquent illégale et démontre encore une fois que les nombreux discours convenus sur l'écologie sont trop rarement suivis d'effets. Au sein du syndicat, la majorité sortante PS - PC - Verts du conseil régional Basse Normandie a délégué à Véolia Transport la construction et la gestion du projet pour une durée de dix ans. Une formidable aubaine pour ce groupe privé qui priviligierea ses propres interets et ne sera pas un réel servic public . Veolia va réaliser d'importants bénéfices grace aux automobilistes et n'a pas interet à attirer d'autres usagers non "rentables".
Nous n'approuverons pas cette decision.
Publicité